La croissance d'Apple soutenue par l'iPhone et les services
Apple a publié jeudi des résultats supérieurs aux estimations pour le deuxième trimestre de son exercice décalé (clôturé fin mars), grâce notamment à la bonne tenue des ventes d'iPhone.
Le bénéfice net ressort à 29,6 milliards de dollars, en hausse de 19% sur un an, selon un communiqué. Rapporté par action, indicateur privilégié par les investisseurs, il est de 2,01 dollars, contre 1,95 dollar attendu, selon un consensus établi par FactSet.
Les ventes d'iPhone, produit phare de la gamme Apple, ont progressé de 22% sur un an, soit plus rapidement que le chiffre d'affaires total de l'entreprise (+17%), qui atteint 111,2 milliards de dollars.
Le patron de l'entreprise, Tim Cook, cité dans le communiqué, a fait état d'une demande "extraordinaire" pour la dernière génération du smartphone vedette, l'iPhone 17.
Lors d'une conférence téléphonique, le directeur général a indiqué qu'entre le lancement du nouveau modèle, en septembre, et la clôture du deuxième trimestre comptable, fin mars, l'iPhone 17 avait connu le meilleur lancement de l'histoire du groupe en termes de chiffre d'affaires.
Selon le cabinet IDC, la firme à la pomme a gagné des parts de marché sur les smartphones lors de cette séquence, et ce malgré des contraintes d'approvisionnement évoquées par Tim Cook.
Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, l'action Apple gagnait près de 4%.
Si les ordinateurs Mac, les iPad ou les produits connectés n'enregistrent chacun qu'une augmentation à un chiffre, l'activité services s'affiche, une nouvelle fois, comme l'autre moteur de la croissance d'Apple (+16%).
Les services comprennent la boutique d'applications App Store, les plateformes de streaming musical (Apple Music) et vidéo (Apple TV) ainsi que le stockage de données à distance (iCloud).
Sur le plan géographique, après une période difficile, la Chine, marché majeur pour le groupe, a confirmé un regain de vitalité, avec des revenus supérieurs de 28% à ceux de la même période de l'an dernier.
Pour Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer, c'est un trimestre "remarquable".
- Cook sur le départ -
Apple a entamé, la semaine dernière, une phase de transition, avec l'annonce du remplacement de Tim Cook à la direction générale par John Ternus, un ancien du groupe, à compter de début septembre.
"Il n'y a personne en qui j'ai davantage confiance que John Ternus pour guider Apple vers l'avenir", a déclaré lors de la conférence téléphonique Tim Cook, qui va devenir président du conseil d'administration une fois son successeur intronisé.
Lors de la même présentation, John Ternus a salué "le sérieux, la pondération et la discipline" de son prédécesseur en matière de "décisions financières pour le groupe".
Il a assuré qu'il entendait "poursuivre" dans cette voie une fois aux commandes. Ingénieur de formation, John Ternus supervise actuellement la conception des produits physiques.
Tim Cook a fait valoir qu'il n'y aurait pas "moment plus propice" à une passation, car le groupe affiche des performances commerciales "extrêmement bonnes" et dispose d'un "plan de marche exceptionnel".
John Ternus hérite d'un groupe qui prépare plusieurs nouveautés, notamment son premier téléphone pliant et des lunettes connectées.
Mais il arrive aussi à une période critique pour l'entreprise de Cupertino (Californie), qui doit encore faire la preuve qu'elle peut rattraper le train de l'intelligence artificielle (IA).
Apple n'est pas parvenu, jusqu'ici, à pleinement tirer partie des nouvelles capacités de l'IA générative, à la différence de plusieurs de ses concurrents.
En janvier, il a conclu un partenariat avec Google pour pouvoir utiliser son modèle d'IA Gemini, avant de lancer, plus tard, le sien éventuellement.
Les observateurs attendent de premiers signes d'amélioration sur ce front lors de la grande conférence annuelle WWDC, début juin.
L. de Freitas--JDB