Ligue des champions: le Real Madrid sans Mbappé et sans certitudes contre City
Privé de son meilleur buteur Kylian Mbappé et de plusieurs joueurs majeurs, le Real Madrid retrouve mercredi son vieil ennemi Manchester City pour un nouveau "Classique" européen avec un objectif simple: rester en vie en attendant le retour de sa star française.
Lorsque le printemps approche et que le niveau s'élève, il est très rare que le Roi d'Europe, avec ses 15 trophées en vitrine, ne soit pas donné comme favori. Surtout au stade Santiago Bernabéu, sa forteresse et théâtre de ses plus grands exploits.
Difficile, pourtant, de contester la supériorité de l'armada de Pep Guardiola pour ce cinquième duel de suite en phase à élimination directe, que les Merengues abordent grandement diminués, sans Mbappé, Rodrygo, Bellingham, Militao, Carreras, Alaba et Ceballos.
L'absence de Mbappé, meilleur buteur du géant espagnol avec 38 réalisations en 33 matches, est évidemment la plus préjudiciable pour l'entraîneur Alvaro Arbeloa, qui a cependant assuré que le capitaine des Bleus se sentait "beaucoup mieux" et serait de retour "très bientôt".
Interrogé en conférence de presse, le gardien de City Gianluigi Donnarumma, ex-joueur du PSG, a reconnu que "ne pas avoir à affronter" l'ancien buteur parisien, "l'un des meilleurs joueurs du monde", serait "un avantage" pour lui, même si "ceux qui le remplaceront sont également des champions".
Les deux hommes pourraient se retrouver dès mardi prochain, si Mbappé est appelé à la rescousse pour tenter de sauver son équipe - comme il l'a déjà fait tant de fois depuis son arrivée dans la capitale espagnole.
Le retour de la superstar française dépendra donc grandement de l'issue de la rencontre de mercredi, où le Real semble condamné à décrocher un résultat a minima.
- City plus solide, plus dangereux -
La défaite en phase de Ligue (2-1), déjà sans Mbappé, mais alors sous les ordres de Xabi Alonso, n'incite pas à l'optimisme. Car les "Citizens" se sont depuis renforcés avec les arrivés cet hiver du défenseur anglais Marc Guehi, de l'ailier ghanéen Antoine Semenyo et le retour du Ballon d'Or 2024 Rodri.
Les hommes de Pep Guardiola, encore en lice pour un quadruplé, ont enchaîné neuf victoires et deux nuls depuis leur dernière défaite en Norvège, à Bodoe/Glimt, le 20 janvier. Ils produisent, aussi et surtout, un des plus beaux footballs du royaume à l’heure actuelle, même quand le technicien catalan aligne son équipe B.
Depuis ce revers début décembre, le Real, lui, a tenté de slalomer entre les polémiques et les sifflets de son propre public. Mais il n'a retrouvé ni certitude dans le jeu, ni régularité.
Conscient de l'ampleur de la tâche, l'entraîneur merengue Alvaro Arbeloa a dit s'attendre à "un match compliqué" face à un collectif rôdé et "capable de se trouver les yeux fermés".
Il a cependant assuré que le Real ne devait "jamais se sentir inférieur à quiconque", surtout dans "sa" compétition, et que son équipe viendrait sur la pelouse "pour gagner, et rien d'autre".
Sans Mbappé, Rodrygo et Bellingham, trois des "meilleurs joueurs du monde", Arbeloa a reconnu qu'il aura pour cela besoin d'un grand Vinicius Junior, décisif à l'aller et au retour contre Benfica en barrages (1-0, 2-1).
"Vinicius assume beaucoup de responsabilités en tant que leader offensif et nous aurons besoin de sa meilleure version", a-t-il concédé.
Mais même les éclairs de l'ailier brésilien - et ses pas de danse au poteau de corner - pourraient ne pas suffire, cette fois-ci.
M. Andrade--JDB