Trump annonce un cessez-le-feu entre Israël et le Liban
Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours incluant le Hezbollah pro-iranien et que les dirigeants des deux pays se rencontreraient prochainement à la Maison Blanche.
Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la PAIX (...), ils commenceront formellement un cessez-le-feu de dix jours à partir de 17h00", soit 21h00 GMT, a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
"Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a ajouté le président américain, qui a chargé son vice-président JD Vance, le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le chef d'état-major de l'armée Dan Caine de travailler avec les deux pays vers "une PAIX durable".
Ce cessez-le-feu, a ensuite précisé Donald Trump devant des journalistes, comprendra le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah.
Le département d'Etat américain a ensuite fait savoir que le Liban s'était engagé à prendre des "mesures concrètes" pour empêcher toute attaque du Hezbollah contre Israël dans le cadre du cessez-le-feu.
Un député du mouvement chiite, Ibrahim Moussaoui, a assuré à l'AFP que l'organisation respecterait le cessez-le-feu "de manière prudente (...) à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous et qu'Israël ne l'exploite pas pour mener des assassinats" de membres du Hezbollah.
Quant à la rencontre qui s'annonce historique entre MM. Aoun et Netanyahu, elle aura lieu à la Maison Blanche "au cours des quatre ou cinq prochains jours", selon le président américain.
"Ce sera la première fois qu'ils se rencontrent en 44 ans, ce qui n'est pas du bon voisinage, vu qu'ils sont voisins", a ironisé Donald Trump, en référence à une rencontre en 1982 entre les dirigeants israéliens et le président élu du Liban Bachir Gemayel, assassiné avant sa prise de fonction.
Mais il n'y a encore jamais eu de rencontre officielle connue entre un Premier ministre israélien et un président libanais en exercice.
Les deux pays sont techniquement toujours en état de guerre depuis des décennies.
Des discussions directes s'étaient tenues mardi entre les ambassadeurs des deux pays à Washington, les premières du genre depuis 1993.
- Un million de déplacés -
Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le Hezbollah, mouvement armé chiite pro-iranien, a visé Israël pour soutenir l'Iran face à la vaste offensive israélo-américaine lancée fin février. Israël a alors entrepris des bombardements et des opérations militaires en territoire libanais.
Depuis, plus de 2.000 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes, selon les autorités, et environ un million ont été déplacées - soit un cinquième de la population du pays, selon l'ONU.
Quelques heures avant l'entrée en vigueur prévue du cessez-le-feu, le ministère de la Santé libanais a d'ailleurs fait état de sept morts et 33 blessés dans une frappe israélienne sur le sud du pays.
Le Hezbollah avait, lui, revendiqué plusieurs attaques sur des positions militaires dans le nord d'Israël.
En Israël, Benjamin Netanyahu a expliqué que le cessez-le-feu était l'occasion de conclure un accord de paix "historique" avec Beyrouth.
Il a aussi assuré que pendant la cessation des hostilités, l'armée israélienne resterait présente dans le sud du Liban dans une bande frontalière de 10 km de profondeur.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a salué l'accord de cessation des hostilités, tout comme la présidence française et la présidence de la Commission européenne et celle du Conseil européen.
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E.R. Xavier--JDB