Les Bourses mondiales dans le vert après la rencontre Xi-Trump
Les Bourses mondiales évoluent dans le vert jeudi, portées par l'optimisme autour de la rencontre à Pékin entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, entre discussions sur le conflit au Moyen-Orient et potentiels accords dans la tech.
En Europe, la Bourse de Paris a clôturé en hausse de 0,93%, Francfort a gagné 1,32% et Milan 1,15%. Londres s'est octroyée 0,46%, légèrement ralentie par la situation politique au Royaume-Uni après la démission du ministre de la Santé qui renforce la menace sur l'avenir politique du Premier ministre Keir Starmer.
A Wall Street, vers 15H50 GMT, le Dow Jones prenait 0,79%, le Nasdaq gagnait 1,03% et l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,87%.
L'attention des marchés est rivée sur la visite du président Trump en Chine, qui suscite des espoirs sur la conclusion d'accords entre les deux puissances, en particulier dans le secteur de la tech.
La présence de patrons de grands groupes américains dont Jensen Huang à la tête de Nvidia dans la délégation de M. Trump, a été "interprétée par le marché comme un signal positif pour l'accès futur aux puces d'IA et la flexibilité des exportations" entre les deux pays, estime Stephen Innes, gérant de SPI Asset Management.
En parallèle, le secteur tech bénéficie depuis plusieurs séances d'un fort regain d'intérêt des investisseurs après des publications de résultats particulièrement salués.
Jeudi encore, "la tech reste l'élément porteur du marché, que ce soit en termes de résultats trimestriels, de perspectives de croissance et de performance des actions", relève Christopher Dembik, conseiller en investissement chez Pictet AM, interrogé par l'AFP. Le secteur "tire le marché de manière assez nette".
A Francfort, le spécialiste des microprocesseurs Infineon a poursuivi son rallye et terminé en tête de l'indice Dax à +5,76%, toujours porté par la demande de puces pour les centres de données. A Paris également, STMicroelectronics (+5,39%) a terminé en tête du CAC 40.
A Wall Street enfin, vers 15H50 GMT, la première capitalisation mondiale Nvidia grimpait de 4,64%.
- Le pétrole recule légèrement -
Le sommet Xi-Trump fait aussi espérer de potentielles avancées pour la résolution du conflit au Moyen-Orient, alors que Pékin a plusieurs fois déclaré être en faveur d'une solution diplomatique.
Donald Trump a affirmé jeudi que Xi Jinping lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz, selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News après sa rencontre avec le dirigeant chinois.
Les cours du pétrole refluaient légèrement jeudi. Vers 15H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, perdait 0,82% à 104,76 dollars, et son équivalent américain, le WTI, restait presque stable, cédant 0,25% à 100,77 dollars.
- Les marchés britanniques dans l'expectative -
L'attention des investisseurs s'attarde également sur la situation politique au Royaume-Uni après l'annonce de la démission du gouvernement du ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, pressenti comme concurrent de M. Starmer à la direction du parti travailliste et à Downing Street.
"Le marché actions a relativement bien absorbé ce risque politique, mais le marché des changes s'est montré moins indulgent: la devise britannique intègre désormais avant tout le risque d'instabilité politique", résume Patrick Munnelly, analyste de marché chez Tickmill Group.
Vers 15H50 GMT, la devise britannique perdait 0,34% face au billet vert, à 1,3477 dollar pour une livre.
La pression sur M. Starmer est montée d'un cran en début de semaine lorsque quatre secrétaires d'Etat ont démissionné de son gouvernement et que 86 députés de son parti - sur un total de 403 - l'ont appelé à la démission.
Dans ce contexte, "le marché obligataire britannique reste remarquablement stable", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Vers 15H50 GMT, le rendement de la dette britannique à échéance dix ans reculait à 4,99%, contre 5,06% la veille en clôture, s'éloignant ainsi d'un sommet depuis 2008 atteint mardi.
Les dernières données économiques britanniques ont en effet "apaisé certaines craintes concernant la solidité de l'économie britannique et sa résilience face à une flambée des prix de l'énergie", note Mme Brooks, le PIB ayant progressé de 0,6% au premier trimestre.
Y. Machado--JDB